Cet humanitaire a sauvé sa famille et ses voisins d'un cyclone - CARE

Comment une humanitaire a sauvé sa famille et ses voisins d'un cyclone meurtrier

Une femme est assise avec un presse-papiers tout en conversant avec deux hommes.

Marie enregistre les évacués après l'éruption du volcan de l'île d'Ambae en 2018. Photo: SOINS

Marie enregistre les évacués après l'éruption du volcan de l'île d'Ambae en 2018. Photo: SOINS

Marie Toto de CARE Vanuatu comprend les besoins uniques des communautés éloignées en temps de crise

Après que le cyclone Pam a frappé la nation insulaire du Pacifique de Vanuatu en mars 2015, Marie Toto ne savait pas si sa famille était morte ou vivante. Elle vivait et travaillait à Port Vila, la capitale du Vanuatu, à 100 km de l'île d'Ambrym où elle a grandi et où sa famille résidait toujours.

«Il n'y avait aucun lien avec la famille sur l'île, donc je ne savais pas s'ils étaient vivants ou s'ils étaient tous morts, aucune information du tout», dit Marie.

Au milieu de l'incertitude, Marie, chef d'équipe d'urgence et d'intervention pour CARE Vanuatu, a fait ce qu'elle fait de mieux: elle a fait un sac et est sortie pour aider les gens.

«Les gens qui vivent dans des communautés éloignées n'ont pas beaucoup accès à l'information ou aux ressources, alors quand vous en avez l'occasion, il est temps pour vous de leur donner plus.»

Marie et un collègue ont sauté sur le premier vol charter vers l'une des îles les plus touchées, Erromango, où elle a travaillé aux côtés des forces de défense australiennes pour distribuer de la nourriture et d'autres produits essentiels.

Ce n’était pas une tâche simple. De nombreuses routes étaient impraticables et Marie et les autres intervenants ne pouvaient atteindre les villages les plus reculés que par hélicoptère.

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Quelques semaines plus tard, Marie a enfin pu faire cet important rappel à la maison.

La bonne nouvelle était que tout le monde allait bien. La meilleure nouvelle était que sans même être là en personne, la prévoyance de Marie avait aidé sa famille et ses voisins à survivre.

«Quelles que soient les informations que je donne aux communautés [dans les ateliers de préparation aux catastrophes], elles m'ont également aidé pour ma famille», dit Marie.

«Lorsque le cyclone tropical Pam a commencé, j'ai dit à mon petit frère: 'Nous ne savons pas quelle sera la force du cyclone, mais vous devez vous préparer.'»

Femme se tient devant une clôture grillagée.
Photo: SOINS

Sur les conseils de Marie, la famille a stocké de la nourriture et du bois de chauffage. C'était chanceux, car ils avaient bientôt 30 bouches à nourrir.

«Tous nos voisins ont emménagé à l'intérieur de notre maison. Leurs maisons ont toutes été détruites et ils n'avaient pas de nourriture. Ils y ont vécu pendant deux mois pendant qu'ils reconstruisaient leurs maisons », dit-elle. «Avec cette information, j'ai sauvé la vie de ma famille et de nos voisins.»

Le travail de Marie peut l'obliger à voler dans tout le pays - l'éruption du volcan de l'île d'Ambae en 2018 l'a maintenue déployée pendant deux mois - mais ses racines villageoises sont toujours au cœur de son travail humanitaire.

«Vous vous sentez pour les gens. Les gens qui vivent dans des communautés éloignées n'ont pas beaucoup accès à l'information ou aux ressources, alors quand vous en avez l'occasion, il est temps pour vous de leur donner plus. Nous donnons le meilleur de nous-mêmes.