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S'attaquer aux systèmes alimentaires défaillants avant qu'il ne soit trop tard - 820 millions de personnes souffrent déjà de la faim

Photo: Anders Nordstoga / CARE

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Photo: Anders Nordstoga / CARE

Ils nourrissent tout le monde. Ils fournissent des moyens de subsistance à des milliards. Mais ils génèrent jusqu'à un tiers des émissions de gaz à effet de serre. Un tiers de ce qu'ils produisent n'est jamais consommé. Et ils laissent encore 820 millions de personnes affamées, 2 milliards sans suffisamment de vitamines et de minéraux et plus de 2 milliards de personnes en surpoids ou obèses.

Ce sont nos systèmes alimentaires. Et ils échouent aux gens et à la planète.

La sortie d'aujourd'hui du rapport spécial sur la terre, le changement climatique et la sécurité alimentaire par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) envoie un avertissement clair: les impacts du climat créent un stress sur les terres et les systèmes alimentaires et ont un impact négatif sur les moyens de subsistance des agriculteurs. Le changement climatique affecte déjà les agriculteurs et exacerbe l'insécurité alimentaire, le nombre de personnes souffrant de la faim chronique étant à nouveau en augmentation. Dans le même temps, notre utilisation des terres pour cultiver de la nourriture affecte le niveau de réchauffement et la gravité des impacts climatiques - comme un cercle vicieux.

Nous avons besoin de solutions à grande échelle pour transformer les systèmes alimentaires: comment les aliments sont cultivés, transformés, commercialisés, distribués, consommés et éliminés. Récent un article et maintenant, le GIEC réfléchit au potentiel de la politique pour catalyser les actions visant à gérer les terres de manière plus durable, à réduire les pertes et le gaspillage alimentaires et à promouvoir une alimentation saine et durable.

Heureusement, certains pays répondent déjà à l'appel.

Costa Rica: Aider les caféiculteurs à réduire leurs émissions et à accroître leur efficacité

La NAMA du café du Costa Rica (Action d'atténuation appropriée au niveau national) vise à réduire les émissions du secteur du café et à améliorer l'efficacité de l'utilisation des ressources. Il cible l'ensemble de la chaîne de valeur, des agriculteurs aux exportateurs.

Le projet forme les plantations de café et les exploitants de moulins à café sur la manière d'adopter une production à faible émission de carbone, d'accéder à des marchés à des prix favorables et d'obtenir un soutien financier et des incitations sous forme de crédit à faible taux d'intérêt, de paiement pour les systèmes de services environnementaux et de subventions pour l'investissement en capital.

France: lutter contre le gaspillage alimentaire et soutenir les ménages en situation d'insécurité alimentaire

La loi française de lutte contre le gaspillage alimentaire interdit aux grandes épiceries de jeter les invendus et rend obligatoire leur don à des associations caritatives ou à des banques alimentaires. Le non-respect s'accompagne de sanctions sévères: amendes pouvant aller jusqu'à 75,000 XNUMX € ou deux ans d'emprisonnement.

La loi montre comment la politique alimentaire, lorsqu'elle est bien menée, peut résoudre de multiples problèmes: réduire le gaspillage alimentaire et soutenir les ménages à faible revenu. Cela démontre l'intérêt de cibler l'un des principaux points de la chaîne d'approvisionnement alimentaire où le gaspillage se produit, ce qui a donc un impact potentiel plus important.

Chili: Promouvoir la nutrition grâce à la législation sur l'étiquetage des denrées alimentaires et la publicité

Les politiques nationales doivent promouvoir une alimentation à la fois saine et durable. Le Chili est un bon exemple avec sa loi qui impose un étiquetage clair et restreint la commercialisation des aliments riches en sucre, en gras et en sel. Bien que l'industrie ait critiqué la loi, le premier sentiment est qu'elle modifie le comportement des consommateurs et de l'industrie comme prévu.

Bien que cette loi ne traite que de la nutrition, lorsque des mesures sont nécessaires pour soutenir une alimentation saine et durable, ce type d'étiquetage pourrait être combiné avec des certifications environnementales ou sociales (par exemple bio ou commerce équitable) pour informer les consommateurs des avantages personnels et planétaires.

Les politiques doivent tenir compte de tout le monde, partout

Ce ne sont là que quelques-uns des nombreux exemples de politiques visant à transformer les systèmes alimentaires, mais les systèmes alimentaires restent complexes. Ils recoupent de multiples secteurs et impliquent une myriade d'acteurs aux motivations différentes. Il y aura des compromis. Pour les gérer, il faut des politiques qui, de la même manière, transcendent les secteurs et les échelles (du niveau local au national) - ce que le GIEC appelle des «combinaisons de politiques» - ou des politiques de «systèmes alimentaires», comme beaucoup d’autres l’ont réclamé.

En outre, les relations de pouvoir inégales dans les systèmes alimentaires déterminent qui en profite et qui est laissé pour compte, qui a faim et qui est vulnérable au changement climatique. Par exemple, les femmes jouent un rôle important dans l'agriculture, en particulier dans les pays en développement, mais n'ont souvent pas accès aux ressources productives, sont exclues de la prise de décision et supportent une charge de travail disproportionnée, en particulier pour le travail de soins non rémunéré.

Face à l'inégalité, qui façonne et fait la politique compte. Beaucoup ont appelé à l'élaboration de politiques participatives, et le GIEC confirme fermement que non seulement cela améliore la gouvernance, mais aussi de meilleures politiques.

Il faut faire davantage à plus grande échelle par tous les acteurs et il n'y a pas de temps à perdre. Alors qu'une action précoce offre des avantages à court et à long terme, une action différée signifie plus d'impacts et de pertes irréversibles.

Certains agissent déjà: le Programme de recherche du GCRAI sur le changement climatique, l'agriculture et la sécurité alimentaire (CCAFS) a lancé un nouvelle initiative explorer des solutions visant les systèmes alimentaires face au changement climatique afin de générer des changements à l'échelle et au rythme nécessaires. La politique est un moyen essentiel, en particulier pour parvenir à un changement à grande échelle, et il est temps que les décideurs agissent.

Les gouvernements se réunissent le mois prochain pour le Sommet sur le climat du Secrétaire général des Nations Unies. Nous faisons face à une urgence. Mais il n'est pas trop tard pour assurer un climat mondial juste pour tous. Le sommet est une occasion vitale pour les décideurs de faire preuve de leadership et de prendre des engagements ambitieux pour transformer les systèmes alimentaires au service des personnes et de la planète.

Publié à l'origine le 8 août 2019 par La Colline

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